Fidenza PsicoFestival
Psicoanalisi e dintorni
 


II Edizione / Maggio 2006

Conferenze

La société du spectacle

«Video ergo sum». L’image…Premier écran symbolique entre soi et le monde et incarnation du passage de la nature à la culture.

L’image est omniprésente dans nos sociétés modernes : elle est placardée sur les murs, dans les salles de cinéma ou encore à la télévision. Elle peut donc prendre différentes formes et viser plusieurs objectifs :

En revanche, son mécanisme est simple : faire rentrer le spectateur dans l’image. Nous verrons comment le créateur d’image s’y prend pour attirer le regard et l’être entier du spectateur.

En tout état de cause, les images ne sont pas sans impact sur l’individu touché en plein cœur et dans son inconscient.

L’image ainsi, fait partie intégrante du processus de communication où se dessine le trio : émetteur/message/récepteur.

Il sera donc intéressant de mettre en exergue la société du spectacle, la société de consommation et enfin la société de la censure.

  1. La société du spectacle. 

- Le sensible : le paraître (par opposition à l’être ?), c’est-à-dire ce qui se représente immédiatement à la vue et à la pensée. Par définition, les apparences ne correspondent pas à la réalité. Nous pourrions réfléchir sur la vérité et la réalité, sur la manipulation et le trucage, et pourquoi pas sur la propagande au travers des images subliminales.

Ainsi les sacro-saintes images peuvent mentir et ne sont peut-être que la vision de celui qui les produit : l’image est un choix et une interprétation. Par voie de conséquence, une image est source de plusieurs points de vues : chaque spectateur pourra utiliser son propre imaginaire.

- Le regard critique : l’image est-elle donnée de façon « pré-consommée » ? Engendre-t-elle une diminution de la critique et de l’imagination ? Le spectateur fait-il preuve de passivité ?

La seule façon pour l’homme postmoderne de se sentir libre est-elle l’imagination ? Qui elle-même symbolise l’intention, l’invention et la création ?

- L’hystérie collective : à développer.

            - L’émotion : les images tentent de susciter en nous des émotions simples : joie, tristesse, dégoût, indignation, désir, etc. Elles peuvent s’éprouver de façon individuelle ou collective. Prenons l’exemple des émissions de télévision qui pour augmenter l’audimat et servir aux spectateurs ce qu’ils attendent, proposent des images chocs ; nous sommes dans le « sensationnel » : « La nuit des records », « La nuit des héros », etc. 

  1. La société de consommation.

- La publicité et le marketing : la publicité doit faire rentrer très vite le spectateur dans son univers car elle est de très courte durée. Du reste, elle doit procurer immédiatement du plaisir.

- La socialisation : les images distillent les valeurs et les codes du groupe et de la culture. Elles mettent en évidence le corps de référence, les valeurs familiales, etc. 

  1. La société de la censure.

- Enfance et image : la pédagogie propose aux enfants de leur « apprendre à voir ». En effet, il serait nécessaire de décortiquer les images en montrant les trucages, le contexte, le choix du cadre ou encore le tournage d’un film. En tout état de cause, il faut montrer que l’on peut transformer une image.

            - La censure : quel est le critère d’une image censurée ? Les images sont-elles plus violentes que les mots ? Y a-t-il banalisation de la violence ?

            - La psychanalyse : Freud n’a-il pas montré que des mots devaient-être mis sur des troubles psychiques, donc imagés ?

Les dessins des enfants sont des mines d’or pour les psychanalystes : comment les enfants se représentent-ils une situation, comment la symbolise-t-ils ?

Natacha Carbonne



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